Analyse biomécanique de la discipline

Nous allons parler ici, des différents principes fondamentaux de la natation. Et pour commencer, nous parlerons du "savoir-nager".

Table des matières

I. Définition du "savoir nager"
II. Flottaison
III. Equilibre/Equilibration
IV. Respiration
V. Propulsion
VI. Résistances à l'avancement




I. Définition du "savoir nager"

Cette définition peut sembler inutile puisque tout le monde a une idée assez précise de ce que veut dire "savoir nager". Cependant, en interrogeant tout type de public, on s’aperçoit que savoir nager ne veut pas dire la même chose pour tout le monde. Pour certains, savoir nager est être capable de faire 50 mètres, pour d’autres, de nager un 200 mètres quatre nages, ou encore être capable de se mouvoir dans les trois dimensions, réaliser 25 mètres avec un gilet de sauvetage, et bien d’autres définitions encore, aussi différentes les unes que les autres.

Apparemment, en essayant de faire une synthèse de toutes ces caractéristiques, la notion de savoir nager dépendrait du contexte dans lequel on se place. Savoir nager ne veut donc dire la même chose si l’on se place dans le contexte Education Nationale école primaire, que dans celui de l’Education Nationale collège, ou d’un point de vue familial, d’un cours pendant les vacances d’été par exemple, d’un cours avec un MNS en cours collectif, ... Est-ce que savoir nager, "c’est savoir s’en sortir ou c’est savoir y rentrer ? "

En fait, même si la définition de Raymond CATTEAU ("Savoir nager, c’est la résolution dans chaque éventualité, d’une façon quantitative et qualitative du triple problème posé par l’Equilibre, la Respiration, et la Propulsion dans le milieu aquatique.") reste assez complète et logique, elle ne fera pourtant pas l’unanimité.

Pourtant, cette définition reste primordiale afin de pouvoir se fixer un objectif, et donc une trame ou un déroulement d’exercices permettant l’accès à cet objectif.

Ainsi, il n’existe pas Une façon d’apprendre à nager mais Des façons, qui vont dépendre, tout d’abord du contexte dans lesquels on évolue, de ou des apprenants, et surtout de vos convictions quant à cette définition. Il reste cependant évident que ces convictions doivent être fondées sur des aspects logiques et solides, sans quoi il est impossible d’une part, de convaincre votre clientèle, et d’autre part de construire des exercices ou des situations visant à "apprendre à nager".

Par conséquent, il est impossible de se servir d’exercices standards, comme les ingrédients d’une recette, puisque aucun ne va être l’exacte réponse au problème posé par l’apprenant. Il faut donc être capable de construire, fabriquer, confectionner un exercice spécifique plutôt que d’en proposer un tout prêt et inadapté. Bien sûr, cette composition s’établira à l’aide de principes logiques qui sont à la base d’un bon enseignement.

Texte de Frédéric Duclos

II. La Flottaison

Et oui ! Nous parlons bien de flottaison et donc de poussée d'archimède, mais aussi de force de pesanteur! Et avant toutes choses il parait important de rappeler la définition de la poussée d'archimède!!!

"Tout corps plongé dans un fluide au repos, entièrement mouillé par celui-ci ou traversant sa surface libre, subit une force verticale, dirigée de bas en haut et égale au poids du volume de fluide déplacé"

Afin d'analyser les principes de flottaisons du corps dans l'eau, il semble utilede rappeler quelques information théoriques, tout corps solide, liquide ou gazeux a une masse mg caractéristique de la quantité de matière qu'il contient et un poid Pg proportionnel à la masse, tel que Pg=mg.

Pg est une force de pesanteur, cette force s'exerce du haut vers le bas. (Donc à l'inverse de la poussée d'Archimède.

Sur terre (donc appui solide), la force de pesanteur, s'exerce sur le centre de gravité G. Nous disons donc que nous sommes en équilibre, lorsque le centre de gravité se projette à l'intérieur de la base de sustension. Alors que dans l'eau (ou autre milieu liquide) une autre force intervient, la poussée d'Archimède. Cette force de poussée à un sens inverse à celle de la pesanteur. Celle ci s'applique au centre géométrique du volume de liquide déplacé encore appelé centre de poussée.

On en déduit facilement que si:

La force de gravité (Pg) est supérieur à la poussée d'Archimède (Pa), alors le corps coule. Et si la poussée d'archimède est supérieur ou égale à la force de gravité. Alors le corps reste à la surface.


III. Equilibre/Equilibration

L'équilibre aquatique correspond à l'état de repos du corps d'un sujet soumis aux forces de pesanteur équilibrées par celle de la poussée d'Archimède. Nous trouvons ici le caractère statique de l'équilibre. Le caractère dynamique de cet équilibre sera nommé plus loin "Equilibration".

Nous savons que l'équilibre aquatique à une position verticale dans l'eau. Et nous savons aussi que l'équilibration aquatique exige une horizontalité du corps.

Notre corps dans l'eau est soumit au couple de redressement. Ce couple de redressement est mis en action lorsque le corps ou l'objet est dissymétrique ou hétérogène. Il a pour effet de mettre en alignement vertical des centres de poussé et de gravité.

Explication: (par Didier Chollet)

Pour expliquer ce mécanisme, prenons l'exemple d'un objet composé de deux cubes accolés; le premier, constitué de liège et le second de métal. Le volume total est donc un parallélépipède rectangle non homogène. Lorsqu'on dépose cet objet en surface dans l'eau horizontalement, il est mobilisé par le couple de redressement qui met en alignement vertical les deux centres: l'objet se trouve alors en équilibre vertical.
Si nous schématisons: le cube en liège correspond pour l'homme à la cage thoracique et le cube en métal aux membres inférieurs.

L'importance de la tête dans l'équilibre aquatique.

Une des premières actions pour s'équilibrer horizontalement est la bascule de la tête afin d'aligner à l'horizontal les segments corporels. D'autre part le fait d'immerger la tête va rééquilibrer le corps afin de garder l'alignement horizontal. A l'inverse le redressement de la tête va accélérer le processus du couple de redressement vertical.

Autres facteurs de l'équilibration aquatique.

La tonicité de l'ensemble des segments dans l'eau joue un rôle majeur sur le couple de redressement. D'autre part toutes les parties du corps laissées hors de la surface de l'eau ne seront plus soumises à la poussée d'Archimède, ce qui accroît la force de pesanteur sur ces segments.

Parlons maintenant de l'équilibration!!

L'équilibration est la notion dynamique de l'équilibre c'est le fait de maintenir à tout moment son équilibre. Cette fonction à plusieurs buts, comme par exemple la récupération d'un équilibre détruit. Du fait de l'absence de points d'appuis fixes et du caractère déformable du corps dans l'eau. Les premiers mécanismes d'équilibration seront d'abord lié au maintien du positionnement horizontal du corps dans l'eau, mais aussi de la récupération des déséquilibres dus aux mouvements de nage: il s'agit alors de l'équilibration dynamique.



IV. Respiration

A suivre...

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